Fruit généreux d’une saison créative, la monumentalité baroque de Noto se fonde harmonieusement avec les canons classiques des premières années 1700.
La pierre de calcaire tendre qui enrichit les églises et les palais est recueillie dans le trépas entre deux siècles contradictoires : les années 1600 du bûcher de Giordano Bruno et le siècle des Lumières.
Les lueurs du déclin se poursuivent parmi les concavités et les convexités de la façade de l’église de Montevergini, tandis que les anges mystérieux au visage couleur miel, observent le visiteur du haut des consoles du palais Villadorata.
L’ordre baroque qui règne sur la cité d’or, émeut les innombrables visiteurs fascinés et ensorcelés par la beauté séduisante du jardin de pierres, comme aima définir Noto, l’historien d’Art, César Brandi.
Le spectacle se déroule le long de la rue principale où se dressent les principaux monuments et se poursuit au noble étage de la Via Cavour et de ses beaux palais aux titres nobiliaires.
Noto donne le parfum de son extraordinaire beauté durant toute l’année, dans un souvenir toujours-vert, d’antiques splendeurs oubliées.
Le sommet est atteint au mois de Mai à l’occasion de la fête des fleurs, lorsque toute la rue Nicolaci se remplit de couleurs éphémères des maìtres-fleuristes.
Noto est aussi un vaste territoire environnant avec ses réserves naturelles de Vendicari et Cala Mosche, les importantes fermes délaissées des hameaux retirés, mais surtout les splendides mosaïques de la Villa Tellaro.